À propos

Qu'est-ce qu'un RMT ?

Picto loupe

Les réseaux mixtes technologiques (RMT) sont une modalité de partenariat introduite par la loi d’orientation agricole de 2006. Ces partenariats visent à développer des relations de travail approfondies entre acteurs de la recherche, de la formation et du développement autour de thématiques à forts enjeux socio-économiques et environnementaux. Les RMT sont financés par le CASDAR et suivis par le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Ministere de l'agriculture

Définitions clés

Le RMT Bestim a pour objectif de comprendre, développer et promouvoir des stratégies visant à optimiser l’immunité des plantes dans un contexte agroécologique. Les membres de ce réseau  proposent dans ce lexique plusieurs définitions en lien avec cette thématique. Ces définitions correspondent à plusieurs cadres : règlementaire, scientifique et technique ou commercial.    

Les définitions proposées dans le cadre réglementaire peuvent être plus cloisonnées que la réalité biologique.

Scientifique et technique

Scientifique et technique

Termes définis et utilisés par la communauté scientifique et technique

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L’agroécologie vise à promouvoir des systèmes alimentaires viables respectueux des hommes et de leur environnement. Ces systèmes engagent des modes de productions agricoles et des filières valorisant les potentialités écologiques, économiques et sociales d’un territoire. Leur développement s’appuie sur des approches transdisciplinaires réunissant professionnels du monde agricole, scientifiques, acteurs des mouvements sociaux de l’agroécologie et des politiques publiques.
L’agroécologie est une alternative à une agriculture intensive basée sur l’artificialisation des cultures par l’usage d’intrants de synthèse (engrais, pesticides…) et d’énergies fossiles. Elle promeut des systèmes de production agricole valorisant la diversité biologique et les processus naturels (cycles de l’azote, du carbone, de l’eau, équilibres biologiques entre organismes ravageurs et auxiliaires des cultures…).
L’agroécologie se développe dans le champ scientifique comme une approche intégrant les concepts et méthodes d’une diversité de disciplines dont l’agronomie, l’écologie, l’économie, la sociologie. Visant à promouvoir les services rendus par les processus naturels, elle analyse à différents niveaux (de la parcelle au territoire, de l’individu à la communauté, du court au long terme) les relations évolutives qui se créent au sein de ces systèmes entre le vivant, son mode de gestion et le contexte écologique, économique et social de cette gestion.



Source : Laurent Hazard, Claude Monteil, Michel Duru, Laurent Bedoussac, Eric Justes, Jean-Pierre Theau. 2016. Agroécologie : Définition. Dictionnaire d’Agroecologie, Editions Quae https://dicoagroecologie.fr/encyclopedie/agroecologie/

Fertilisants élaborés et formulés à partir de biomasses. Ces biofertilisants peuvent être organiques ou organo-minéraux et contenir ou non des microorganismes.

Source : Adapté de la charte pour le développement durable des biointrants en Région Grand Est

Ensemble des solutions de biocontrôle, biostimulants et biofertilisants.

Source : Adapté Charte pour le développement durable des biointrants en Région Grand Est

Pesticide d’origine biologique

Action de stimuler un organisme vivant par une substance ou un organisme vivant

Molécules organiques ayant des caractéristiques physico-chimiques lui permettant d’être volatilisées et véhiculées dans l’air. La plupart des phéromones et les composés allélochimiques sont des COV. Les COV les plus abondants dans l’atmosphère sont ceux émis par les plantes et les microorganismes

NB : Les COVs incluent par exemple des isoprènoïdes (isoprène et monoterpènes), des alcanes, des alcènes, des carbonyles, des alcools, des esters et des acides gras etc…

Source : Biocontrôle, Eléments pour une protection agroécologique des cultures. X. Fauvergue, A. Rusch, M. Barret, M. Bardin, E. Jacquin-Joly, T. Malausa et C. Lannou. Ed Quae

Action de déclencher un mécanisme de défense chez un organisme provoqué par la perception d’un stimulus (une substance, un micro-organisme ou un stress).

Molécule produite par un agent pathogène ou un ravageur, qui induit directement chez une plante une réaction de défense ; par extension, toute molécule qui déclenche un mécanisme de défense avec production de substances défensives. L’éliciteur peut être libéré ou porté par un agent pathogène ou un ravageur (éliciteur exogène) ou produit par la plante elle-même sous l’action d’un stimulus (éliciteur endogène).

Source : CEB-AFPP, 2011

Génome d’un macro-organisme (l’hôte) et de ses micro-organismes associés (métagénome+génome macroorganique)

Source :  Rodriguez R and Durán P (2020) Natural Holobiome Engineering by Using Native Extreme Microbiome to Counteract the Climate Change Effects. Front. Bioeng. Biotechnol. 8:568. doi: 10.3389/fbioe.2020.00568

Unité d’organisation biologique constituée d’un macro-organisme hôte et de son microbiote. La plante est considérée comme un holobionte depuis que l’importance des micro-organismes dans certaines fonctions a été démontrée (symbiose).

Source : Philippe Vandenkoornhuyse, Achim Quaiser, Marie Duhamel, Amandine Le Van and Alexis Dufresne. The importance of the microbiome of the plant holobiont. New Phytologist (2015) 206: 1196–1206.

Ensemble complexe de mécanismes moléculaires, gouvernés par un grand nombre de gènes et régulés par de multiples interactions conduisant à la mise en plante d’une résistance vis-à-vis d’un stress biotique.

Source : adapté L’immunité des plantes, Edition QUAE, 2021

Concept visant à favoriser les mécanismes physiologiques qui assurent l’expression d’un système immunitaire performant, protégeant la plante des bioagresseurs tout en lui garantissant un développement optimal dans son environnement. Ce concept passe par une démarche très intégrée à l’échelle de la plante et de la parcelle, prenant en compte le cortège de bioagresseurs, la génétique de l’hôte, l’ensemble de l’itinéraire technique (y compris l’application de SDP), les conditions climatiques et les interactions biotiques (microbiote et plantes de service notamment). Tout l’enjeu est de comprendre la complexité des interactions qui conditionnent l’immunité de la plante, et d’exploiter cette connaissance sur le terrain en proposant des systèmes de culture innovants. Ces derniers devront assurer une immunité de base de la culture tout en garantissant une productivité économiquement acceptable. Ils pourront s’aider de solutions à effet SDP respectueuses de l’environnement, appliquées à bon escient et le dispositif pourra être complété par d’autres méthodes alternatives destinées à diminuer la pression parasitaire par exemple (biocontrôle à effet direct sur les bioagresseurs, rotation, barrières physiques…).

Source: Perspectives Agricoles, déc 2021

Génomes d’un microbiote (synonyme = métagénome)

Source: L’immunité des plantes, 2021 – Editions Quae

Ensemble de micro-organismes (bactéries, champignons, oomycètes et protistes) associés à un habitat (communautés microbiennes) formant des communautés d’espèces interagissant entre elles et avec les facteurs du milieu dans lequel ils vivent (humain, animal, sol ou plante). On distingue le microbiote bénéfique du microbiote délétère ou pathobiote selon que l’interaction avec l’hôte est positive ou négative.

Source: Lebreton et Mougel, 2021. Les microbiotes associés aux plantes : un enjeu majeur. Phytoma 747: 14-18.

Plant Growth-Promoting Rhizobacteria /Fungi= bactéries  rhizosphériques (PGPR) ou champignons telluriques (PGPF) stimulateurs de la croissance des plantes. Les PGPR et PGPF possèdent des fonctions phytostimulatrices qui améliorent la croissance et la nutrition des plantes par des mécanismes hormonaux ou qui augmentent la disponibilité des éléments nutritifs minéraux, et des fonctions phytoprotectrices grâce à des mécanismes d’antagonisme, de compétition ou d’induction de résistance systémique.

Source: adapté de Vacheron et al., 2013 Vacheron, J., Desbrosses, G., Bouffaud, M.-L., Touraine, B., Moënne-Loccoz, Y., Muller, D., Legendre, L., Wisniewski-Dyé, F., & Prigent-Combaret, C. (2013). Plant growth-promoting rhizobacteria and root system functioning. Frontiers in Plant Science, 4. https://doi.org/10.3389/fpls.2013.00356

Elle désigne l’habitat fourni par l’ensemble des parties aériennes des plantes.

Source: (Lindow & Brandl, 2003)

Les hormones végétales, encore appelées phytohormones, sont des substances organiques naturelles qui influencent l’ensemble des processus physiologiques de croissance, de différentiation et de développement des plantes et leur confèrent leur capacité d’adaptation aux variations de conditions de l’environnement. Ce sont des substances actives agissant à faibles concentrations. Les grandes classes de phytohormones sont les auxines, les cytokinines, les gibbérellines les brassinostéroïdes, l’acide abscissique, les jasmonates et ses dérivés, l’éthylène, l’acide salicylique, les strigolactones et les hormones peptidiques.

Source: Biologie végétale Croissance et développement 3e édition 2017 DUNOD
Sous la direction de Jean-François Morot-Gaudry et Roger Prat*

Substance ou microorganisme qui permet à une plante de déclencher ses mécanismes de défense plus rapidement et/ou de manière plus intense suite à un stress biotique. A différencier d’un éliciteur qui lui déclenche des réponses de défense chez la plante dès son application, même en absence d’un stress biotique.

Capacité de la plante à être stimulée grâce à la perception de signaux. Cette notion implique qu’une plante peut être plus ou moins réceptive, en fonction de son potentiel génétique, de sa physiologie, du stade phénologique, du contexte pédoclimatique etc..

Substance ou préparation qui, appliquée sur tout ou partie d’un végétal, agit sur les mécanismes physiologiques, notamment la différenciation ou l’élongation cellulaires, sans nuire à la plante d’un point de vue agronomique. Cette action s’accompagne généralement d’une modification de la morphologie et de la structure de la plante.

Notes : Le terme substance est à privilégier au terme régulateur, locution impropre car elle évoque une action régulatrice.

Source: index acta 2021

Capacité d’un être vivant à résister, de manière totale ou partielle, à des stress biotiques ou abiotiques.

Processus actif mis en place suite à la perception d’un stimulus (produit, micro-organisme, condition environnementale etc…) qui permet aux plantes d’exprimer une résistance à une large gamme de stress biotiques ou abiotiques.

La rhizosphère est définie comme la portion de sol qui entoure les racines et qui est sous une forte influence de la plante. Elle représente l’interface entre la plante et son environnement souterrain.

N.B: Dans les sciences végétales et agronomiques, c’est un compartiment étudié pour son rôle dans la nutrition de la plante (en particulier, absorption des minéraux et de l’eau du sol). La rhizosphère constitue également une zone d’interaction avec les microorganismes du sol.

Source: Adapté de https://osur.univ-rennes1.fr/news/une-plante-et-son-microbiote-rhizospherique-echangent-ils-des-microarns-pour-communiquer.html

On définit par le terme « Stimulateurs des Défenses des Plantes», SDP, toute substance (substances chimiques, extraits naturels, microorganismes…)  qui appliqué sur une plante, est capable de promouvoir un état de résistance significativement plus élevé par rapport à une plante non traitée face à des stress biotiques. Un SDP n’agit pas directement sur les bioagresseurs, il est perçu par la plante comme un message d’alerte. Celle-ci va réagir en préparant  ou en mettant en place différents mécanismes  de défense, qui  conduiront à la rendre plus résistante aux attaques de bioagresseurs. On peut ainsi considérer comme SDP un produit efficace sur un couple plante-bioagresseur ne présentant pas d’effet direct notable sur ce dernier à la dose efficace sur la plante, et capable d’induire dans ces conditions, des marqueurs de défense connus (protéines PR, lipoxygénase, phénylalanine ammonia-lyase (PAL), phytoalexines  etc.).

Terme à privilégier au terme SDN.

Source : RMT Elicitra, méthode CEB  MG14, 2015

En biologie, ensemble des réactions de stress d’un organisme soumis à des contraintes pédo-climatiques non optimales (thermique, hydrique, salin, gel…)

Ensemble des réactions de stress d’un organisme soumis à l’action d’un autre organisme vivant telle qu’un pathogène ou ravageur (champignons, bactéries, insectes, adventices)

Substance ou préparation qui, appliquée sur tout ou partie d’un végétal, agit sur les mécanismes physiologiques, notamment la différenciation ou l’élongation cellulaires, sans nuire à la plante d’un point de vue agronomique. Cette action s’accompagne généralement d’une modification de la morphologie et de la structure de la plante.

Notes : Le terme substance est à privilégier au terme régulateur, locution impropre car elle évoque une action régulatrice.

Source: index acta 2021

Aptitude à supporter les effets négatifs d’un agent ou stress extérieur (biotique ou abiotique).

Réglementation

Règlementaire

Termes définis selon la règlementation en vigueur au 07/04/2022

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L’Agriculture Biologique est un mode de production qui répond à un cahier des charges spécifique, défini par l’UE (règlement 2018/848)  comme « un système global de gestion agricole et de production alimentaire qui allie les meilleures pratiques en matière d’environnement et d’action pour le climat, un degré élevé de biodiversité, la préservation des ressources naturelles et l’application de normes élevées en matière de bien-être animal et des normes de production élevées répondant à la demande exprimée par un nombre croissant de consommateurs désireux de se procurer des produits obtenus grâce à des substances et à des procédés naturels.” 

En AB, l’utilisation des produits de protection des plantes est faite en dernier recours, après toutes les méthodes préventives à disposition du producteur (lutte biologique – utilisation de macroorganismes non OGM – prophylaxie, rotation des cultures, variétés plus résistantes, …).

NB : La liste des produits de protection des plantes pouvant être utilisés en AB est défini au niveau européen par l’Annexe I du Règlement CE n°2021/1165, modifié par le Règlement d’exécution CE n°2022/xxx. Il y a donc des produits en communs avec la liste de Biocontrôle, mais pas tous. Par exemple cette liste ne comprend pas d’usage herbicide car en l’état actuel de la réglementation, la gestion des adventices ne peut se faire que par des moyens mécaniques. A l’inverse, les composés au cuivre sont autorisés en AB mais ne figurent pas sur la liste Biocontrôle. C’est aussi le cas des insecticides UAB, les pyrèthres naturels, le spinosad sauf en granules dans le sol) et l’extrait de margousier.

Source : ITAB

DEFINITION officielle art L253-6 du code rural : (A) Le biocontrôle correspond à un ensemble de méthodes de protection des cultures qui a été défini par le code rural et de la pêche maritime (article L-253-6) de l’état français, comme « des agents et produits utilisant des mécanismes naturels dans le cadre de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures ». Quatre catégories de produits sont inscrites sur cette liste de biocontrôle :

– des macro-organismes (insectes, nématodes ou acariens qui peuvent être exotiques ou indigènes),

– des micro-organismes (virus, bactéries ou champignons et leurs extraits),

– les médiateurs chimiques, tels les phéromones et les kairomones (essentiellement de synthèse),

– les produits contenant des substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale.

À noter que le terme de substances naturelles recouvre ici, soit toute substance issue d’une source naturelle, soit des substances synthétisées strictement identiques à des substances naturelles (ex. phéromones). Une liste officielle des produits de biocontrôle est mise à jour régulièrement sur le site du ministère (https://ecophytopic.fr/reglementation/proteger/liste-des-produits-de-biocontrole)

Produit qui stimule les processus de nutrition des végétaux indépendamment des éléments nutritifs qu’il contient, dans le seul but d’améliorer une ou plusieurs des caractéristiques suivantes des végétaux ou de leur rhizosphère :

  1. a) l’efficacité d’utilisation des éléments nutritifs ;
  2. b) la tolérance au stress abiotique ;
  3. c) les caractéristiques qualitatives ;
  4. d) la disponibilité des éléments nutritifs confinés dans le sol ou la rhizosphère.

Source :  Règlement (UE) 2019/1009 du Parlement européen et du Conseil du 5 juin 2019 établissant les règles relatives à la mise à disposition sur le marché des fertilisants UE, modifiant les règlements (CE) no 1069/2009 et (CE) no 1107/2009 et abrogeant le règlement (CE) no 2003/2003

Article L255-1 du CRPM:

Les  » matières fertilisantes  » sont des produits destinés à assurer ou à améliorer la nutrition des végétaux ou les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols. Elles comprennent, notamment :

1° Les engrais destinés à apporter aux plantes des éléments directement utiles à leur nutrition. Il peut s’agir d’éléments fertilisants majeurs ou secondaires ou encore d’oligo-éléments

Produits destinés à assurer ou à améliorer la nutrition des végétaux ou les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols. Elles comprennent, notamment :

1° Les engrais destinés à apporter aux plantes des éléments directement utiles à leur nutrition. Il peut s’agir d’éléments fertilisants majeurs ou secondaires ou encore d’oligo-éléments ;

2° Les amendements destinés à modifier ou à améliorer les propriétés physiques, chimiques ou biologiques des sols ;

3° Les matières, notamment les biostimulants tels que définis par le règlement (UE) 2019/1009 du Parlement européen et du Conseil du 5 juin 2019 établissant les règles relatives à la mise à disposition sur le marché des fertilisants UE, modifiant les règlements (CE) n° 1069/2009 et (CE) n° 1107/2009 et abrogeant le règlement (CE) n° 2003/2003, dont la fonction, une fois appliquées au sol ou sur la plante, est de stimuler des processus naturels des plantes ou du sol, afin de faciliter ou de réguler l’absorption par celles-ci des éléments nutritifs, d’améliorer leur résistance aux stress abiotiques ou d’améliorer les caractéristiques qualitatives de végétaux.

Source : Article L255-1 du CRPM

Préparation composée exclusivement soit de substances de base, soit des substances naturelles à usage biostimulant au sens de l’article 23 du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil, du 21 octobre 2009, concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/ CEE et 91/414/ CEE du Conseil. Elle est obtenue par un procédé accessible à tout utilisateur final.

Préparations pouvant être composées de deux types de substances, toutes deux d’origines exclusivement naturelles :

  • Les substances de base (action phytosanitaire) définies et listées dans l’article 23 du règlement européen 1107/2009 ainsi que dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAF) d’octobre 2014. A ce jour (décembre 2017), 18 substances sont reconnues dans cette liste. On y trouve notamment l’ortie, la prêle, le vinaigre, l’écorce de saule ou l’huile tournesol.
  • Les substances naturelles à usage biostimulant ou SNUB (action fertilisante) définies dans un décret du ministre de l’agriculture en avril 2016 et listées dans un l’article D4211-11 du code de la santé publique. Cet article liste en fait les plantes ou parties de plantes médicinales dont la vente est autorisée par d’autres personnes que des pharmaciens. Plus d’une centaine de plantes telles que la camomille et la menthe y sont inscrites.

On peut obtenir les PNPP en mélangeant une ou plusieurs des substances citées ci-dessus avec de l’eau (macération qui permet d’obtenir les purins par exemple) ou en réduisant la plante en poudre après l’avoir séchée. D’autres procédés de fabrication sont possibles. Dans tous les cas, le mode d’obtention d’une PNPP sera simple et nécessitera peu de moyens car il doit rester accessible à tous.

Source : Article L253-1 du CRPM

Les produits phytopharmaceutiques (PPP) sont destinés à : protéger les végétaux contre les organismes nuisibles ou prévenir leur action ; exercer une action sur les processus vitaux des végétaux (dans la mesure où il ne s’agit pas de substances nutritives) ; assurer la conservation des produits végétaux ; détruire les végétaux indésirables ; détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux.

https://ephy.anses.fr/produits-substances-usages/produits-phytopharmaceutiques

Substance ou préparation qui, appliquée sur tout ou partie d’un végétal, agit sur les mécanismes physiologiques, notamment la différenciation ou l’élongation cellulaires, sans nuire à la plante d’un point de vue agronomique. Cette action s’accompagne généralement d’une modification de la morphologie et de la structure de la plante.

Notes : Le terme substance est à privilégier au terme régulateur, locution impropre car elle évoque une action régulatrice.

Source: index acta 2021

Stimulateur de défenses naturelles = voir définition SDP

Le RMT Elicitra a défini le terme SDP et recommande de l’utiliser préférentiellement au terme SDN pour éviter l’ambiguïté lié au mot “naturel” qui peut se rapporter aux défenses ou à la stimulation.

Substances définies dans le cadre des préparations naturelles peu préoccupantes (PNPP) :

  • Les substances naturelles à usage biostimulant ou SNUB (action fertilisante) définies dans un décret du ministre de l’agriculture en avril 2016 et listées dans un l’article D4211-11 du code de la santé publique. Cet article liste en fait les plantes ou parties de plantes médicinales dont la vente est autorisée par d’autres personnes que des pharmaciens. Plus d’une centaine de plantes telles que la camomille et la menthe y sont inscrites.

L’ arrêté du 14 juin 2021 (format pdf – 126.9 ko – 28/06/2021) modifie l’arrêté du 27 avril 2016 établissant la liste des substances naturelles à usage biostimulant. Une substance naturelle à usage biostimulant est soit :
 une substance mentionnée à l’ article D4211-11 (format pdf – 91.8 ko – 13/10/2021) du code de la santé publique (plantes ou parties de plantes médicinales) ;
 issue des « parties consommables de plantes utilisées en alimentation animale ou humaine qui entrent dans la composition d’une préparation naturelle peu préoccupante conforme au cahier des charges CDC PLANTES CONSOMMABLES (format pdf – 592.2 ko – 28/06/2021). »

Source : Article L253-1 du CRPM

N.B: les SNUB sont dispensées d’une autorisation de mise sur le marché

Matière fertilisante favorisant la nutrition et/ou la croissance et/ou le développement de la plante et/ou sa résistance aux stress abiotiques (effet nutritionnel indirect) –

Source : Norme NF U 44-204 (3.7.3).

NB : Ces stimulateurs font partie des biostimulants

Substances définies dans le cadre des PNPP:

Préparation composée exclusivement soit de substances de base, soit des substances naturelles à usage biostimulant au sens de l’article 23 du règlement (CE) n° 1107/2009 du Parlement européen et du Conseil, du 21 octobre 2009, concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques et abrogeant les directives 79/117/ CEE et 91/414/ CEE du Conseil,. Elle est obtenue par un procédé accessible à tout utilisateur final.

Source : Article L253-1 du CRPM

Préparations pouvant être composées de deux types de substances, toutes deux d’origines exclusivement naturelles :

  • Les substances de base (action phytosanitaire) définies et listées dans l’article 23 du règlement européen 1107/2009 ainsi que dans la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAF) d’octobre 2014. A ce jour (décembre 2017), 18 substances sont reconnues dans cette liste. On y trouve notamment l’ortie, la prêle, le vinaigre, l’écorce de saule ou l’huile tournesol.
  • Les substances naturelles à usage biostimulant ou SNUB (action fertilisante) définies dans un décret du ministre de l’agriculture en avril 2016 et listées dans un l’article D4211-11 du code de la santé publique. Cet article liste en fait les plantes ou parties de plantes médicinales dont la vente est autorisée par d’autres personnes que des pharmaciens. Plus d’une centaine de plantes telles que la camomille et la menthe y sont inscrites.

On peut obtenir les PNPP en mélangeant une ou plusieurs des substances citées ci-dessus avec de l’eau (macération qui permet d’obtenir les purins par exemple) ou en réduisant la plante en poudre après l’avoir séchée. D’autres procédés de fabrication sont possibles. Dans tous les cas, le mode d’obtention d’une PNPP sera simple et nécessitera peu de moyens car il doit rester accessible à tous.

Une substance de base est une substance qui :

(a) n’est pas une substance préoccupante ; et

(b) qui n’est pas intrinsèquement capable de prouver des effets perturbateurs sur le système endocrinien, des effets neurotoxiques ou des effets immunotoxiques ; et

(c) dont la destination principale n’est pas d’être utilisées à des fins phytosanitaires, mais qui est néanmoins utile dans la protection phytosanitaire, soit directement, soit dans un produit constitué par la substance et un simple diluant ; et

(d) n’est pas mise sur le marché en tant que produit phytopharmaceutique.

Une substance active qui répond aux critères des « denrées alimentaires* » défini à l’article 2 du règlement CE n°178/2002 est considéré comme une Substance de Base.

* « denrées alimentaires » désigne toute substance ou produit transformé, partiellement transformé ou non transformé, destiné à être ou raisonnablement à être, ingéré par les êtres humains.

Source : Article 23 du règlement CE n°1107/2009

Substance ou préparation qui, appliquée sur tout ou partie d’un végétal, agit sur les mécanismes physiologiques, notamment la différenciation ou l’élongation cellulaires, sans nuire à la plante d’un point de vue agronomique. Cette action s’accompagne généralement d’une modification de la morphologie et de la structure de la plante.

Notes : Le terme substance est à privilégier au terme régulateur, locution impropre car elle évoque une action régulatrice.

Source: index acta 2021

Marketing

Commercial

Termes utilisés dans des supports de communication à visée principalement commerciale

Terme associé aux biostimulants dans des documents plutôt technico-commerciaux. Les activateurs de sol sont des produits (substances ou micro-organismes) destinés à enrichir et/ou modifier la structure ou composition du sol. Ils revendiquent une stimulation de l’activité biologique des sols afin de favoriser la santé des plantes.

 Source : Faessel L., Gomy C., Nassr N., Tostivint C., Hipper C., Dechanteloup A., 2014, Produits de stimulation en agriculture visant à améliorer les fonctionnalités biologiques des sols et des plantes. Étude des connaissances disponibles et recommandations stratégiques, rapport d’étude au ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Bio by Deloitte et RITTMO Agroenvironnement, 148 p.

www.perspectives-agricoles.com/file/galleryelement/pj/6c/83/fc/f7/432_3137393317361665007.pdf

Un phytostimulant est une substance ou organisme capable de stimuler les fonctions biologiques (croissance, défense etc…) d’un végétal, de manière directe. Il n’a pas de cadre règlementaire et peut correspondre à des produits de type SDP ou Biostimulants.

Stimulateur de défenses naturelles = voir définition SDP

Le RMT Elicitra a défini le terme SDP et recommande de l’utiliser préférentiellement au terme SDN pour éviter l’ambiguïté lié au mot “naturel” qui peut se rapporter aux défenses ou à la stimulation.

La vitalité correspond à l’aptitude d’une plante à assurer sa croissance, son développement et l’ensemble de son cycle biologique dans un environnement édapho-climatique donné, quelles que soient les conditions limitatives (stress…) ou non de cet environnement. Terme non réglementaire et obsolète.

Source : Définition issue de la méthode CEB DT 20 version 2011” EXPÉRIMENTATION DES PRÉPARATIONS NATURELLES STIMULATRICES DE LA VITALITÉ DES PLANTES”

Le RMT Bestim

Logo RMT Bestim

L’évolution de l’agriculture fait face à de fortes attentes sociétales. L’une d’elle vise à réduire drastiquement l’utilisation d’intrants de synthèse et notamment de produits phytopharmaceutiques. En réponse, les agriculteurs et les professionnels en charge du développement agricole doivent inventer une agriculture dite « agroécologique », en assurant rentabilité et durabilité des systèmes de production et en mettant en œuvre la combinaison de nombreux leviers.

Le Réseau Mixte Technologique (RMT) Bestim, labellisé par le ministère de l’Agriculture le 27 septembre 2020, s’insère dans cette logique et propose le concept d’immunité agroécologique des plantes. (Téléchargez le référentiel du projet ici.) Ce concept prend en compte tous les facteurs agissant sur l’immunité et sur la croissance d’une culture : la génétique de la plante, son microbiote, la diversité des bioagresseurs, les pratiques culturales incluant notamment l’application de produits de biocontrôle ou biostimulants... Il s’agit non seulement de comprendre l’effet individuel de tous ces facteurs mais surtout la manière dont ils interagissent, afin de repérer et hiérarchiser les leviers d’action pour proposer de nouveaux systèmes de culture intégrant ces connaissances.

En s’appuyant sur les acquis du RMT Elicitra (2010 – 2019), le RMT Bestim ambitionne, durant les cinq ans de la période d’agrément (2021 – 2025), de transférer les connaissances acquises en immunité agroécologique vers le terrain. Ce transfert devra également associer d’autres leviers alternatifs déjà disponibles ou en cours de mise au point pour aboutir à des systèmes de culture reconçus et tendant vers du « bas intrants ».

Le programme de travail du RMT Bestim est structuré autour de cinq axes de travail pour chacun desquels différents livrables sont attendus.

Picto engrenage

Veille à l’innovation

Leviers
• Méthodes

Animateurs : Régis Berthelot (Arvalis) ; Marie Turner (Vegenov)

Picto engrenage

Méthodologies

Labo : indicateurs et protocoles
• Terrain : indicateurs, OAD, protocoles
• Lien labo-terrain

Animateurs : Marie-Noëlle Brisset (UMR IRHS ANGERS) ; Adrien Gauthier (UR AGHYLE ROUEN) ; Marie-Claire Héloir (UMR AGROECOLOGIE DIJON) ; Marie Turner (Vegenov)

Picto engrenage

Optimisation des effets

Modes d’action
• Facteurs de variation
• Interaction entre leviers

Animateurs : Marie-Noëlle Brisset (UMR IRHS ANGERS) ; Marie-Claire Héloir (UMR AGROECOLOGIE DIJON) ; Sophie Trouvelot (UMR AGROECOLOGIE DIJON)

Picto engrenage

Intégration dans les systèmes de culture

Hiérarchie des leviers
• Ateliers de prototypage de système
• Démonstrateurs


Animateurs : Elsa Ballini (UMR PHIM MONTPELLIER) ; Régis Berthelot (Arvalis) ; Sophie Trouvelot (UMR AGROECOLOGIE DIJON)

Picto engrenage

Formation et communication

Académique
• Professionnelles
• Interne/externe

Animateurs : Elsa Ballini (UMR PHIM MONTPELLIER) ; Régis Berthelot (Arvalis) ; Adrien Gauthier (UR AGHYLE ROUEN) ; Marie Turner (Vegenov)

Le RMT Bestim est financé par le Ministère de l’agriculture et de l’alimentation et est affilié à lACTA.

Ministere de l'agriculture
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Animateurs et membres

Le RMT BESTIM, affilié à l’ACTA, réunit plus de cinquante organismes désireux de s’engager collectivement autour du concept d’immunité agroécologique.

Les partenaires du RMT Bestim couvrent toutes les filières de productions végétales.

Le réseau est piloté par ARVALIS – Institut du végétal qui sera appuyé pour l’animation par Vegenov, INRAE, l’Institut Polytechnique UniLaSalle, l’Université de Bourgogne et l’Institut Agro – Sup Agro.

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